L’histoire de la langue française est jalonnée de rectifications orthographiques.

La dernière en date, de 1990, avait reçu l'appui de l'Académie française. Pour autant, elle avait également suscité des réactions très vives de plusieurs écrivains et professionnels de la communication ainsi que de nombreux enseignants.

De plus les modifications sont recommandées, sans être obligatoires. Elles touchent environ deux mille mots. Soit 5 % de la nomenclature des dictionnaires de grande diffusion tels Le Petit Robert ou Le Petit Larousse. On peut écrire en utilisant la nouvelle orthographe ou en gardant l’ancienne, l’Académie française ayant précisé qu’aucune des deux graphies ne peut être tenue pour fautive.

Aujourd’hui on remarque que la simplicité visée par la réforme n'est pas véritablement atteinte par les rectifications proposées, qu'elle impose un nouvel effort d'apprentissage à tous les locuteurs francophones sans apporter en retour une réduction appréciable des exceptions et de nouvelles règles grammaticales.

Elle porte sur des traits d'union dans les adjectifs numéraux composés, le pluriel des mots empruntés à une langue étrangère, des trémas, des accents circonflexes, des accents graves, la soudure des mots composés d’un élément savant.

Cette réforme de 1990 est-elle si utile ? Aurait-il fallu réformer plus en profondeur ? N’a-t-elle pas seulement servi qu’à brouiller les cartes, à faciliter encore moins la tâche des auteurs, rédacteurs, et à faire perdre son latin aux correcteurs ? Est-ce vraiment d’une réforme de l’orthographe dont nous avons besoin ?

La suite sur le blog More than Words

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