Les travaux de recherche de Christelle Martin Lacroux, membre du laboratoire de recherche GRM à l’université de Toulon, dont j’ai parlé dans un précédent article sur ce blog, démontraient le réel impact d’une mauvaise maîtrise de l’orthographe.

L’impact négatif des fautes d’orthographe lors du processus de recrutement

En effet, une mauvaise maîtrise de la langue française peut porter atteinte à votre carrière, dans un premier temps lors du processus de recrutement, puis une fois dans l’entreprise. Heureusement, il existe plusieurs façons de devenir meilleur.

1 – Adoptez des moyens mnémotechniques

De nombreuses fautes d’orthographe et de grammaire peuvent être évitées.

Pensez à quelques astuces mnémotechniques.

Exemple : Elle est correctrice et rédactrice.
« Et » est une conjonction de coordination utilisée comme jonction entre deux idées similaires et/ou se recoupant. « Est » est le verbe « être » à la troisième personne du singulier (au présent). Astuce : remplacez « et » par « et aussi » et « est » par « était ».

D’autres astuces dites mnémotechniques permettent de se tirer avec brio de certaines difficultés.

Ne serait-ce que pour les deux verbes que nous usons sans doute le plus, être et avoir. Pourtant j’aime à penser que les coquilles que je rencontre ne sont dues qu’à des fautes de frappe !

A ou à

Un « a » (sans accent) ou un « à » (avec accent) dans une phrase ?
Il vous suffit de conjuguer celui-ci à l’imparfait. Si c’est possible c’est que vous avez affaire à l’auxiliaire avoir (a) sans accent.
Exemple :
Il a mangé => il avait mangé (auxiliaire avoir)
Il mange à la maison => il mange avait la maison (pas d’auxiliaire avoir donc « à » avec accent)

Et ou est

« Et » est une conjonction de coordination (astuce mnémotechnique : mais ou et donc or ni car) utilisée comme jonction entre deux idées similaires et/ou se recoupant. « Est » est le verbe « être » à la troisième personne du singulier (au présent). Si vous n’arrivez pas à bien les différencier, voici une astuce : remplacez « et » par « et aussi » et « est » par « était ».
Exemple : Elle est correctrice et rédactrice.

2 – Utilisez un correcteur orthographique

Eh oui c’est une correctrice qui vous le dit !

Même si ces outils que l’on nomme des correcteurs orthographiques ne sont pas parfaits – je parle bien entendu de ceux informatiques – le correcteur orthographique de Word ou encore un outil comme Prolexis, plus professionnel, peut vous permettre de débusquer quelques fautes, surtout d’orthographe et d’accords, de vérifier les féminins qui n’en sont pas, des pluriels irréguliers et difficiles, de lever des doutes sur les conjugaisons, les homonymes, et les variantes orthographiques liées aux réformes les plus récentes. Mais – il y en a toujours un ! – certaines fautes persistent, pendant que d’autres mots bien orthographiés sont signalés comme erreur.

3 – Relisez-vous

La plupart des fautes sont liées à l’inattention.

Prenez 5 minutes pour vous relire, ou mieux laissez reposer « votre prose » pour la reprendre plus tard.

Ceci vous permettra de repérer et corriger de nombreuses fautes d’inattention ou de frappe, de vérifier la cohérence du contenu, de retravailler des phrases un peu trop lourdes ou ajouter une précision à une information trop courte.

Relisez votre texte à voix haute, on « entend » souvent mieux les fautes qu’on ne les voit.

Comme l’on voit toujours mieux les fautes des autres que les siennes, demandez à un tiers de vous relire, ne serait-ce que pour avoir un avis sur votre contenu.

Relire phrase par phrase en commençant par la fin. En commençant par la dernière phrase de votre topo, vous visualisez les mots hors de leur contexte. Et la forme l’emporte sur le fond. Alors que si vous commencez à relire par le début, vous allez réfléchir à ce que vous êtes en train de raconter.

4 – Amusez-vous avec la langue française

Souvenez-vous de vos devoirs de vacances (dictées, problèmes mathématiques, etc.). Ces ouvrages proposent de retomber en enfance de façon ludique et humoristique en révisant ses bases.

Parce que l’apprentissage d’une langue doit être aussi un jeu et que l’on mémoriserait d’autant plus dans ce contexte.

À défaut de pouvoir vous y coller avec ceux de vos enfants, sachez qu’il existe des cahiers de vacances pour adultes. Les solutions ne sont à consulter qu’après avoir fait les exercices, cela va sans dire !

Jouez au Scrabble ou aux mots croisés.

Cela vous amènera à consulter les dictionnaires souvent, à enrichir votre champ lexical et à améliorer votre orthographe.

5 – Lisez au quotidien

La lecture permet de prendre de bonnes habitudes.

Lire beaucoup est un excellent moyen pour enrichir votre vocabulaire, vous familiariser avec l’orthographe des mots que vous employez peu ou pas du tout : des journaux type hebdomadaires, magazines, blogs… des ouvrages sur vos thèmes de prédilection, des classiques si le cœur vous en dit.

6 – Évitez l’invasion du langage SMS

À l’ère des NTCI, nous n’avons finalement jamais autant écrit ! SMS, courriels et courriers, rapports et études, lettres de motivation…

Mais la manière dont nous appréhendons l’écrit a bien changé.

Il n’est pas de bon ton d’appliquer le langage SMS que vous utilisez pour vos échanges personnels dans vos échanges professionnels.

7 – Ne prenez pas pour argent comptant les réponses de Google

Lorsque vous hésitez sur un accord de participe passé, un redoublement de consonne, la conjugaison d’un verbe, l’idée est tentante d’aller vérifier sur un moteur de recherche. Pour autant, tous les sites ne sont pas fiables et une majorité de réponses identiques ne vaut pas vérité. Je vous suggère de consulter le site de l’Académie française.

8 – Réappropriez-vous les règles de base

Depuis notre enfance, nous apprenons de nouvelles connaissances au travers des disciplines à l’école ou en dehors. Au fil du temps, nous accumulons des expériences au cours de notre vie. Nous accumulons… donc nous apprenons. Seulement, entre les cours d’anglais ou d’autres langues étrangères, le management, le business de vos affaires, la maîtrise de plusieurs logiciels et applications de traitement de textes et de calculs, on ne vous a pas exigé de passer un « TOEFL » en français. Vous avez des doutes sur l’orthographe de certains mots, les accords verbaux. Vos phrases ont-elles toujours du sens ? Ne comportent-elles pas quelques ambiguïtés ?

Que peut-on attendre d’un atelier de remise à niveau en français ?

Certainement pas du jour au lendemain de devenir le « Baudelaire » du XXIe siècle, d’avoir 20/20 à la prochaine dictée de Pivot, c’est entendu. Mais ils permettent d’aborder les règles qui posent le plus de problèmes, de réactualiser ses connaissances, d’adopter des réflexes, des moyens mnémotechniques, des outils pour s’autocorriger. Ils peuvent vous faire prendre conscience de l’importance à accorder à l’orthographe et à la grammaire dans votre communication au quotidien.

Nos ateliers sont dispensés hors entreprise, pour vous former en toute discrétion, en atelier collectif dans des espaces de coworking sur Paris et en province, ou en individuel par visioconférence.

La plupart d’entre vous utilisent l’email, devenu un outil de communication de tous les instants, auquel vous joignez une présentation de vos services, un rapport, une proposition tarifaire. Vos difficultés avec la langue de Molière vous placent parfois dans des situations inconfortables. Vous choisissez des tournures de phrases très directes, pour éviter les fautes.

Une formation de plusieurs heures, balayant l’ensemble des subtilités de notre langue, approfondira et renforcera vos connaissances, pour acquérir une plus grande autonomie au niveau de l’expression écrite. Une formation individuelle, quant à elle, établie à partir d’un test pour repérer vos acquis et lacunes qui vont définir le contenu d’un programme, a pour objet de se concentrer sur vos propres difficultés.

9 – Demandez à bénéficier de formations

Les formations relatives à la maîtrise des savoirs de base peuvent être suivies dans le cadre de votre CPF, du CIF.

Le congé individuel de formation est à l’initiative du salarié. Il permet de suivre une formation à titre individuel, indépendamment du plan de formation.

Si vous êtes demandeur d’emploi, vos précédents emplois ou votre situation vous ont ouvert des droits. Renseignez-vous auprès de votre conseiller Pôle Emploi si vous bénéficiez d’un PARE ou d’un PAP, le Conseil général ou l’OPCA (organisme paritaire collecteur agréé) d’un précédent employeur.

10 – Arrêtez de culpabiliser

Il ne faut pas non plus que le contenant prenne le pas sur le contenu, et que le fait d’écrire soit source d’angoisse.

Même si ceux qui vous lisent vous font remarquer une coquille, c’est en faisant des erreurs que l’on apprend.

Cela sera l’occasion de mettre le nez dans un dictionnaire pour y chercher la bonne orthographe ou de reprendre le Bescherelle qui n’a de cesse de prendre la poussière sur votre bibliothèque !

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